CalendrierAccueilRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexionFAQ

Partagez | 
 

 Vincenza Di Oro...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
 avatar
 
 ₰ Demi-Déesse
Messages : 219
--------------------------

--------------------------

Identité du personnage
Prénom du personnage: Vincenza
Métier: Sauver l'monde !
Caractéristiques et relations:
MessageSujet: Vincenza Di Oro...   Mer 11 Mai - 15:07

Vincenza Di Oro
...

➽ Prénom : Vincenza
➽ Nom de famille : Di Oro
➽ Sexe :
➽ Age : 17 ans
➽ Planète de départ : Elbanaël
➽ Rang dans la hiérarchie : Citoyenne célèbre
➽ Rang de Sang & Généalogie : Demi-Déesse, fille de la déesse Condora et du mortel Nerro'Khan.

ME

➽ Votre surnom ? Ambrouille
➽ Preuve de lecture du règlement:
[ OK by Moi-Même ]

➽ Ou avez vous connu le forum ? : Ben... Question débile. Je l'ai créé avec Akena -_-'
➽ Est-ce un deuxième compte? Certainement pas !


FICHE A EDITER !


    Apparence physique
    Un sombre rêve...

    Vincenza est comment dire…
    Naturellement, irrésistiblement, attirante. Une fille que les garçons qualifieraient de bombe. Une fille qui, si elle demandait à devenir mannequin où à tourner dans une pub, serait immédiatement acceptée. Il faut croire qu’elle a tout pour elle. Et en effet, physiquement elle a tout. Tout pour faire craquer. Son regard vous immobilise. Un battement de cils vous transporte dans d’autres mondes. Son sourire vous foudroie. Un signe de la main et votre cœur s’arrête. Et enfin, lorsque vos yeux se lèvent, longent les 170 centimètres de hauteur et se plongent dans les prunelles d’émeraude… Vous vous noyez dans une douce chaleur, si agréable… Et si tranchante. Si désespérante. Enfin, c’était jusque là ainsi, jusqu’au jour où elle arriva sur Elbanaël. Les garçons n’ont pas la même mentalité là-bas, alors c’est totalement différent.

    Bon, alors, pour commencer, Vincenza dispose d’une mince silhouette élancée. Sa peau est d’une jolie couleur mâte, pas trop foncée non plus, mais loin d’être claire. Elle n’est pas maigre, mais est tellement fine qu’elle parait fragile. Dans son dos coule une longue chevelure d’ébène, légèrement ondulée, qui lui arrive jusqu’aux fesses. Elle a de longues jambes, interminables même, un ventre plat formé par le combat et l’action à longueur de journée depuis qu’elle est sur sa planète de naissance, une poitrine avantageuse… Son visage est d’une élégante forme triangulaire, digne d’un chat. Ses lèvres pulpeuses, qui donnent tant envie de l’embrasser, s’ouvrent sur une dentition impeccable et un sourire éclatant de blancheur. Un nez fin, qui oscille entre le nez droit et le nez en trompette. De grands yeux en amande, d’un vert incroyable, envoutant, qui semble être fait de toutes les couleurs de vert possible, telles deux petites pierres précieuses, deux petites émeraudes. Et le tout entouré par de longs cils élégants. Pour finir, des sourcils fins, avec un arc parfait, toujours haussés, qui donnent l’impression que ses yeux sont encore plus grands qu’ils en ont l’air. Lorsque Vincenza utilise une magie puissante, ses yeux deviennent entièrement verts et une aura couleur émeraude se dégage d’elle.
    Son habit le plus courant est un simple jean serré avec une ceinture, un petit t-shirt trop court qui lui découvre le ventre et une veste en jean ou un blouson en cuir par dessus.
    Voilà, je crois qu’on a fait le tour.



    Caractère
    &
    Histoire






      Personnalité


      Vincenza est une fille très sensible. Elle pleure facilement, rit facilement ou s’énerve facilement. Elle extériorise facilement ses sentiments, ce qui fait en partie son charme. Rien qu’en la regardant, on voit très bien ses émotions. Très anxieuse, elle s’inquiète de tout et de rien. Même quand elle n’a pas de raison de s’inquiéter, elle pense à des choses qui lui font peur, comme sa mort ou la mort des êtres chers. Elle stresse facilement, et parfois elle se met à ronger ses ongles. Contradictoire, elle aime des choses nouvelles, mais en même temps n’aime pas que les choses changent trop. Elle s’attache rapidement à des personnes, à des objets ou à des modes de vie. Pour elle, les souvenirs, quels qu’ils soient, sont très importants. Elle peut être vive, mais peut aussi être très fainéante. Elle n’aime pas bouger, travailler quand elle n’en a pas envie. Logique, me direz-vous. Vincenza n’est pas le genre de fille qui ne tient pas en place. On la qualifie parfois de personne calme, ou même mature, mais ceux qui disent ça ne la connaissent pas. Rêveuse, la réalité la dégoûte, alors elle essaie de s’échapper dans d’autres mondes. Lorsqu’elle se concentre sur quelque chose, impossible, ou presque, de la perturber. Elle peut se montrer égoïste, mais le regrette très vite. Timide, elle a du mal à aller vers les gens, mais accepte volontiers les avances des autres. Ce n’est pas parce qu’elle est timide qu’elle est asociale ! Quand il a trop de monde, elle se sent mal à l’aise et ne sait pas quoi dire. Elle met du temps pour s’habituer à une personne, alors elle n’aime pas à avoir à s’habituer à des tas de personnes en même temps. Elle n’est pas très douée pour lancer des conversations, elle ne sait pas quoi dire, de peur que ce qu’elle dise n’intéresse pas l’autre, ce qui fait qu’elle reste souvent silencieuse, très gênée, avec les personnes qu’elle ne connait pas. Il vaut mieux que quelqu’un d’autre commence une nouvelle discution, cela la met aussitôt plus à l’aise si elle peut en parler avec les autres. Quoi qu’il en soit, elle préfère être dans un petit groupe de quatre ou cinq personnes que de fréquenter tout le monde.
      Ne pas être seule. C’est très important pour elle. Elle n’aime pas être seule, elle trouve ça ridicule. Elle aime être dans son petit groupe, avec ses amis. C’est avec eux qu’elle est le plus détendue. Elle adore rire avec eux, et surtout faire rire. Se confier à eux, leur demander conseil lorsque ça ne va pas. C’est indispensable. Mais pas trop ! Vincenza aime bien être seule de temps en temps, quand il n’y a personne pour l’embêter. Mais elle a tout de même sa fierté. Elle n’aime pas être rabaissée, et a une mauvaise foi impressionnante. Elle déteste ne pas avoir le dernier mot, et cherche toujours quelque chose à rétorquer. Elle a tendance à tout critiquer, et quand on lui demande son avis, elle est franche, directe, au risque de vexer la personne. Au moins, elle est honnête. Idéaliste, romantique, elle imagine un monde où tout serait parfait et où tout s’arrangerait. Elle a tendance à chercher un mec qui lui plairait par son physique mais aussi par son caractère, l’amour avec un grand A, en gros. Elle imagine des scènes romantiques rien qu’en écoutant de la musique.




      Passé et origines

      Une ombre se glisse entre les feuilles. Une brindille craque. La fille pousse un juron. Le jeune Aureodactyl qu’elle observe lève la tête, inquiet. Il reste planté un moment à regarder dans la direction de l’humaine, puis se décide à déguerpir. Vincenza soupire et sort du buisson. Il était tout jeune, cet animal, et elle aurait voulu le voir de plus près. Mais elle n’est pas encore habituée à explorer les forêts tropicales du Royaume de Thalimar. Mais ce n’est pas pour ça qu’elle est venue ici. Bon, au départ, c’est vrai, elle était en expédition avec Raphaël pour aller au Pays du Soleil, mais ça, on s’en fiche ! Elle s’est éclipsée discrètement, mais le beau garçon l’a prise en flagrant délit. Elle s’en souvient très bien.
      « Où est-ce que tu vas encore ? a-t-il soupiré.
      - Je vais où je veux !
      - Sans blague. Faudrait le faire pour pas le savoir depuis le temps. Cela fait dix fois que tu me le dis !
      - Eh ben t’as pas l’air d’avoir compris. »
      Ils se sont dévisagés un instant, tous deux vexés. De toute façon, ils passent leur temps à se disputer, l’une avec sa langue de vipère, et l’autre avec son ironie habituelle. Et surtout, leur mauvaise foi. Raphaël a fini par lâcher :
      « Bon, tu vas où ?
      - Dans la forêt. Je dois aller voir un truc.
      - Dans la forêt ? Seule ? »
      Il a fait un pas en avant, prétexte pour l’accompagner. Vincenza a souri, elle savait bien que c’était plus pour rester avec elle que pour la protéger, mais l’a arrêté de la main:
      « Je dois aller voir un truc dans la forêt. Seule. »
      Et puis voilà. Elle s’est retrouvée seule dans le Bois de l’Enranos. Elle a longtemps marché, et puis c’est là qu’au bout d’un moment, elle a croisé ce petit Aureodactyl. Elle reprend sa route d’une démarche légère, ses cheveux noirs voletant derrière elle. Rapahël lui a dit de ne pas trop s’éloigner, mais elle s’en fiche. Elle flâne, hume les parfums de la forêt, rit, cueille une fleur… Bientôt l’herbe sous ses pieds se transforme en gazon rabougri et blanchâtre. Elle se penche, intriguée. Ce n’est pas comme dans ses souvenirs. Elle jette un coup d’œil autour d’elle, et constate que le paysage ressemble au sol, avec ses arbres carbonisés. Le silence est total. Lorsqu’elle commence à marcher sur des dalles de pierres sorties de nulle part, une étrange inquiétude s’empare d’elle. C’est pas très rassurant dans le coin. Cependant, elle continue. Elle marche en se demandant si ce dont elle se souvient est toujours là. Morte d’impatience, elle se met à courir. En contournant un arbre, elle ne peut retenir un cri de surprise. Devant elle se dresse les ruines d’un grand temple de marbre abandonné. Des plantes grimpantes recouvrent le toit. Elle s’approche avec prudence, enjambe les débris. Oui, c’est bien ici. Elle frôle les murs, caresse le marbre usé. Elle passe la main sur un morceau de tissu en partie brûlé, accroché dans une petite fente. Elle le détache, et contemple les deux mots et demi écrits dessus. Je t’aime. Elle lâche le tissu et se met à trembler. Sans qu’elle s’en rende compte des larmes roulent sur ses joues. Puis elle entre dans le temple. Dedans, des pièces toutes familières. Des clichés de sa vie passée remontent petit à petit. Elle se revoit, petite, jouant et discutant avec ses petits « camarades » autour de ce banc, à présent fendu. Elle se revoit, courant pour rejoindre son père qui aide à trier des plantes dans des pots avec une femme. Elle avait quatre ans. Elle crie, la tête embrumée par la douleur et la tristesse, pleure, se met à courir dans un couloir. Les souvenirs revenant petit à petit, elle sait soudain parfaitement où elle va. Elle s’immobilise, se tourne vers la gauche. Autrefois il y avait une porte. Maintenant elle peut entrer sans aucun obstacle. Les yeux larmoyants, elle contemple la petite salle isolée. C’était là. C’était sa chambre, celle où chaque soir son père venait lui dire à demain, et celle où elle avait vu sa mère pour la première fois. On voit les traces de brûlures sur les murs. Elle titube jusqu’à un coin un peu plus haut, qui avant abritait son lit. Elle se revoit, allongée entre les draps et les cousins, riant en écoutant les histoires que lui racontait son père. Elle s’effondre sur son « lit », se recroqueville et pleure de plus belle. Si tout a disparu, s’il n’y a plus rien à part de douloureux souvenirs, c’est à cause d’elle. Parce qu’elle existe.
      C’est en 2678 que Nerro’Khan vit pour la première fois Condora. C’était à l’époque un homme brun ténébreux qui n’était pas d’une beauté extraordinaire, mais qui avait naturellement du charme. Son sourire éclatant et ses grands yeux gris-bleus y étaient pour quelque chose. C’était quelqu’un d’assez idéaliste, et romantique. Plusieurs filles s’étaient intéressées à lui, mais il ne voulait une vraie relation qu’avec l’âme sœur, qu’il était absolument certain de trouver. Et ce n’était pas gagné. Mais tout changea lorsque qu’il vit la déesse Condora. Longs cheveux blonds bouclés, peau dorée comme le soleil, légèrement rosée, grands yeux d’un vert émeraude époustouflant, bouche pulpeuse incroyablement attirante, longues et fines jambes, visage de chat, poitrine avantageuse ( hum, hum )… Ce fut le coup de foudre. Il lui voua un amour absolu. Malheureusement, cet amour n’était pas réciproque. Condora n’avait d’yeux que pour son mari, le splendide dieu, Sheebad. Pendant quatre ans, Nerro’Khan fit tout pour attirer son attention, en vain. Un jour la déesse fut invitée à se joindre à un banquet sur Elbanaël et à rester dormir quelques jours dans un palais. Il saisit sa chance et fit tout pour la séduire… Ce fut complètement raté. Alors, le dernier jour, il prépara un étrange liquide violet qu’il versa dans le verre de Condora avant qu’elle n’arrive. Tous les poisons et autres potions affectant la santé ( souffrance, mort, maladie, sommeil ) n’avaient aucun effet sur les Dieux. Mais lui, de toute façon, ce n’était pas ce qu’il voulait. Il avait simplement préparé un filtre d’amour. Sauf qu’il avait un peu exagéré sur la dose d’un des ingrédients. Sa potion était en fait un filtre de passion, mais ça, il ne le savait pas. Lorsque Condora but le filtre, elle se transforma en véritable bête surexcitée. Sa magie de déesse aurait du contrer rapidement les effets, mais Nerro avait tellement mal dosé ses ingrédients que le mélange était surpuissant. Elle lui sauta littéralement dessus et ils firent l’amour pendant toute la nuit, dans une chambre du palais. Nerro se réveilla le lendemain, stupéfait par l’efficacité du filtre. Tout amoureux transit qu’il était, pour la réveiller, il l’embrassa avec douceur en lui caressant la joue, émerveillé par le beau visage qu’il avait attendu pendant plus de quatre ans. Elle lui appartenait enfin… En fait, il avait eu le privilège qu’elle lui appartienne pendant une nuit. Lorsqu’elle se réveilla, elle poussa un cri d’horreur en le voyant, et sortit du lit en trébuchant. Elle couvrit son corps nu avec un drap, et le fixa pendant quelques secondes. Elle ne dit rien mais tout se lisait dans son regard. Les gardes arrivèrent, mais la déesse les arrêta d’un signe de main.
      « Comment as-tu osé, misérable mortel ? »
      Il resta pétrifié, incapable de placer un mot. La voix de Condora n’était plus celle d’une femme. C’était une voix surhumaine. Elle était forte, implacable, et il avait l’impression qu’elle résonnait dans son esprit. D’un geste, elle envoya un rayon de magie vert émeraude qui le plaqua contre un mur avec une facilité déconcertante. Il ferma les yeux. C’était une déesse. C’était une splendeur, un joyau de beauté pure, mais c’était une déesse. Comment avait-il pu croire un instant qu’elle lui appartenait ? Il ouvrit les yeux. Elle s’était approchée d’une démarche légère, et le fixait, ses lèvres à quelques centimètres des siennes.
      « Je ne te tuerai pas, mortel, souffla t’elle. Je n’aime pas tuer. Surtout qu’à présent, cela serait inutile. Ce qui est fait est fait. Mais sache que par ta faute, je serai peut-être injustement punie pour cet acte. »
      Elle le libéra, ouvrit la fenêtre et monta sur le rebord, comme si elle allait sauter dans le vide. Nerro la contemplait, incapable de bouger. Elle tourna légèrement la tête vers lui.
      « Souviens-toi que ce que tu as fait peut à tout moment se retourner contre toi. Je peux t’ignorer, comme je peux te vouer la plus abominable des haines. Ta vie est entre mes mains. »
      Puis, sans avertissement, elle se volatilisa, laissant derrière elle une trainée de poussière scintillante.
      Neuf mois et demi. Il avait mis à peu près ce temps là pour réussir à reprendre une vie normale après pareil traumatisme. Cependant, il n’avait toujours pas trouvé de compagne, car l’image de la déesse l’obsédait. Elle ne l’aimait pas, et il le savait. Il avait perdu tout espoir de la revoir. Pourtant, ce matin là, Condora se matérialisa devant lui, une sorte de paquet dans les mains. Tout dans ses grands yeux verts reflétait la colère et l’angoisse.
      « Je ne peux plus… Je n’y arrive plus. »
      Pour la première fois, Nerro arriva à articuler quelque chose devant elle.
      « Que… Que se passe-t-il ? »
      Elle déplia soigneusement le petit paquet, son contenu était entouré de linges bleus qui sentaient bon. C’était un bébé. Un tout petit bébé. Endormi.
      « C’est ta fille… » murmura t’elle, levant vers lui ses prunelles assombries par l’inquiétude.
      Il ouvrit la bouche, stupéfait. Impossible. Non, ce n’était pas possible… Il avait eu un enfant… Avec une déesse ? Il n’arrivait pas à l’accepter.
      « Non…, articula t’il.
      - J’ai vite découvert que j’étais enceinte, expliqua Condora. A mon plus grand malheur. J’ai réussi à la cacher jusque là, en jetant des sorts sur mon ventre pour que l’on ne remarque pas qu’il avait grossi. Ensuite, j’ai tout fait pour que les autres dieux ne la voient pas. Mais j’en ai assez. Assez de vivre dans la tromperie. Toi, je te déteste… »
      Il frémit.
      « …Mais elle, c’est ma fille. Je ne peux pas ne pas l’aimer… Et elle ne sera jamais heureusement si elle passe sa vie à être cachée ! Je veux que tu la prennes avec toi, et que tu l’élèves. Va donc habiter dans le Temple du Bois de l’Enranos avec elle, dans ce petit coin perdu auquel aucun dieu ne prête attention… »
      Nerro voulut protester, mais n’eut pas vraiment le choix. Il se retrouva avec sa fille dans les bras, et il savait que s’il ne lui obéissait pas, il allait avoir des problèmes. Il regarda le bébé qui s’était à présent mit à pleurer. Il avait quelques cheveux noirs sur la tête, et les mêmes yeux que sa mère. L’homme se mit en route pour le bois de l’Enranos.
      Dans un coin de la maison non loin, un homme blond, venu rendre visite à Nerro pour des affaires, avait tout vu de la scène et regardait l’enfant, ébahi. Sans faire de bruit, il quitta la pièce et partit en courant.
      Khell’Nâan enleva délicatement l’élastique qui tenait sa queue de cheval et laissa couler ses boucles loin dans son dos. Elle secoua sa crinière rousse, satisfaite. Elle était magnifique. Elle lissa sa mèche noire du bout des doigts, lui lança un sort pour la rendre plus brillante. Des cils noirs d’une longueur stupéfiante, des sourcils et un visage fin mais glacial, et surtout, des yeux violets, irréels. Elle était magnifique. Soudain une servante vint l’interrompre dans sa contemplation d’elle-même :
      « Madame, Nougol Ik’plaf demande une audience.
      - Que me veut-il encore celui-là ? soupira-t-elle.
      - C’est très important, madame.
      - Très bien. Faites le entrer. »
      Elle se leva, virevolta un instant dans sa robe assortie à ses yeux, puis se dirigea vers la salle d’audience. Elle s’assit majestueusement sur son trône fait de l’or qu’ils avaient amassé depuis quelques années.
      « Bonsoir, Nougol. De quoi s’agit-il ?
      - Madame, vous êtes magnifique ce soir.
      - Si c’est pour me dire ça que vous êtes venu, vous pouvez ressortir, dit-elle sèchement.
      - Madame… Il y a quelque chose que j’ai oublié de vous dire… Que j’ai vu il y a quelques années… Et qui pourrait mettre en danger notre nouveau royaume… »
      Une servante apporta des cocktails sur un plateau d’argent. Khell’Nâan prit celui de couleur violette et proposa l’autre, orange, à Nougol. Après avoir bu avec délice une gorgée du savoureux liquide, il dit simplement :
      « Condora a une fille. »
      Khell’Nâan en cracha ce qu’elle avait dans la bouche.
      « QUOI ? rugit t’elle.
      - C’est la fille d’un humain également. Elle n’a que quatre ans, mais dans l’avenir elle peut hériter de puissants pouvoirs et si on la dresse contre nous…
      - Oui, merci, je suis au courant des risques que nous courons. Où est-elle ?
      - Actuellement, je crois qu’elle vit au Temple du Bois de l’Enranos. »
      Elle se leva, et appela :
      « Ikar ! »
      Dans un grand fracas, un homme ailé atterrit dans la salle, ses ailes de plume se dressant majestueusement au dessus de lui. Il se redressa. C’était un bel homme blond, à la peau très pâle. Une grande cicatrice barrait son visage près d’un de ses yeux bruns. On aurait dit un ange, mais c’était tout le contraire. Des gardes vinrent l’entourer. La rousse les fixa un instant, avant de déclarer :
      « Tuez-la. »
      Le Temple avait été attaqué. Toute la petite communauté qui y vivait avait été tuée. Nerro avait retrouvé l’amour en rencontrant une femme. Qu’il avait aimé. Qu’il avait vu mourir, sans pouvoir intervenir. Alors, prenant sa fille avec lui, il s’était enfui sur Terre, là où on ne pourrait pas les retrouver. Une fille qu’il avait nommée Vincenza.
      Jusqu’à ses dix-sept ans, Vincenza a vécu sur Terre, comme une parfaite petite terrienne. Puis un jour, elle a découvert sa magie. Verte. Très dangereuse. Qui pouvait provoquer des explosions. Des grosses explosions. Genre, un peu comme une bombe atomique mais sur une distance beaucoup plus courte, vous voyez ? Vu que les conditions n’étaient pas très bonnes sur Terre pour utiliser la magie, Raphaël est venu la chercher. Et l’a emmenée à Elbanaël. Depuis, ils voyagent ensemble.
      Vincenza se redresse et sort de son ancienne chambre. Elle a fait le point, à présent elle va arrêter de pleurer à ce souvenir. Elle espère qu’elle reverra son père, et peut-être bien sa mère un jour. En sortant, elle se retrouve face à face avec la mère du petit Auréodactyl. Elle est sur son territoire, et elle sent que ça va barder pour elle… Le gros reptile de plus de deux mètres de haut se dresse devant elle, jetant son ombre sur sa frêle silhouette d’humaine. Il ouvre la bouche pour rugir mais est interrompu par une voix grave que la jeune fille connait bien.
      « Ne fait surtout pas de mouvements brusques.
      - Et je fais comment si elle me fonce dessus ?
      - Dans ce cas, tu es autorisée à courir.
      - Merci, Raphaël. Très instructif. »
      L’Aureodactyl se retourne vivement pour se retrouver face au jeune homme, qui a à présent les mains illuminées par sa magie bleue. L’animal le charge, mais il érige un puissant champ de force autour de lui, contre lequel la créature se cogne. Vincenza le rejoint et active son pouvoir, d’une belle couleur émeraude.
      « Vincenza, tu ferais bien de ne pas rester là.
      - Méeuh ! Moi aussi, je veux me battre ! » rétorque t’elle en sautillant et en donnant des coups de poing dans le vide.
      Il rit, puis reprend un peu de sérieux et renforce son bouclier :
      « Tu ne maîtrises pas assez ta magie. Tu vas tout faire exploser ! »
      Non loin, le reptile s’énerve et donne de grands coups de corne dans leur protection, qui ne va pas pouvoir tenir très longtemps. La demi-déesse grommelle quelque chose puis se décide enfin à s’éloigner. Aussitôt, Raphaël lance un rayon de magie, qui fait reculer l’animal de quelques mètres. L’Aureodactyl agite la queue et envoie une lame tranchante qui traverse le champ de force. L’adolescent blond se jette derrière un rocher pour l’éviter. Puis, d’un geste précis, il envoie un autre rayon, plus puissant, qui projette son adversaire contre un arbre. La bête, furieuse, change soudain de cible et se précipite vers Vincenza. Celle-ci, un peu affolée, lance sa magie n’importe comment. Un puissant rayon vert sort de ses mains et explose au contact du reptile, créant une gigantesque onde choc qui fait trembler le sol. Raphaël se cache à nouveau derrière son rocher avant de hurler :
      « Qu’est-ce que je t’avais dit ! Laisse-moi faire ! »
      L’Aureodactyl, allongé par terre, se relève lentement, fou de rage. Il fait un geste si rapide que la jeune fille ne parvient pas à le distinguer. Pas plus que la lame mortelle qui file sans bruit vers elle. Non, toute son attention est concentrée sur cette voix dans son esprit.
      - Surtout, ne bouge pas.
      Elle entend un battement d’ailes, puis elle sent de grandes pattes qui la prennent par la taille. Sans comprendre, elle regarde le sol s’éloigner.
      - C’est bon, tout va bien. Accroche-toi bien, on retourne au camp.
      Un instant, elle se demande qui lui parle, puis en levant les yeux, elle comprend tout. C’est un orakyn ! L’orakyn qu’elle a tant voulu avoir, son propre compagnon ! Comme le lui avait dit Raphaël, si elle le souhaitait très fort, il viendrait à elle. Et elle l’avait souhaité ! Et maintenant, il est là, et il lui a sauvé la vie. Il est magnifique. Grandes serres puissantes, ailes gigantesques, plumage doré comme le soleil. Il est largement adulte, et tout son être dégage une aura majestueuse. Elle se sent bien, en confiance avec cette personne qui lui parle dans son esprit, et tout naturellement, elle répond :
      - Merci. Tu es génial.
      Elle le sent sourire en pensée, même si dans la réalité un orakyn ne peut pas sourire.
      - C’est tout naturel. Je m’appelle Shenrad. Et toi, tu dois être Vincenza ?
      - Oui. Et pour Raphaël ?
      - Il se débrouillera. Il a l’habitude.
      Elle se demande comment on peut avoir l’habitude de combattre des bestioles pareilles, mais elle s’abstint de tout commentaire. Enfin, ils s’approchent du camp d’où elle est partie environ quelques heures auparavant.
      - Attention, nous allons atterrir.
      Il se pose en douceur, la déposant délicatement par terre. Elle se relève, s’étire. Cette fois, elle a l’occasion de mieux le voir. Sa tête, dorée comme son plumage, est couronnée par deux petites plumes rouges. Elle lui adresse son plus joli sourire. Quelques minutes après, Raphaël arrive, sur le dos de son orakyn femelle, Alaanys.
      « Et voilà, problème réglé !
      - Tu l’as tuée ? » demande Vincenza, en espérant le contraire.
      Il se tourne vers elle, une expression d’étonnement pur sur le visage :
      « Pourquoi j’aurais fait ça ? Je lui ai juste montré qu’elle n’avait pas intérêt à se frotter à moi. Pourquoi cette question ?
      - Pour rien, espèce de frimeur ! »
      Elle lui colle un gros baiser sur la joue qui le fait rougir, puis les contemple, son nouvel orakyn et lui. Aucune raison de s’apitoyer sur son passé. Tout d’un coup, elle a un peu honte d’avoir pleuré. En même temps, elle sait que c’était une étape à passer. Maintenant, elle peut se concentrer sur son avenir. Et il promet d’être radieux.





Dernière édition par Vincenza le Ven 12 Aoû - 13:10, édité 12 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://univers-aastra.bb-fr.com
 avatar
 
 ₰ Princesse
Messages : 13
--------------------------

--------------------------

Identité du personnage
Prénom du personnage:
Métier:
Caractéristiques et relations:
MessageSujet: Re: Vincenza Di Oro...   Dim 22 Mai - 13:10

Je souhaite la bienvenue à une des fondatrices du forum!!!! (ça fait c*n) XD

_________________

Princesse héritière du royaume de Djâhâra




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 avatar
 
 ₰ Demi-Déesse
Messages : 219
--------------------------

--------------------------

Identité du personnage
Prénom du personnage: Vincenza
Métier: Sauver l'monde !
Caractéristiques et relations:
MessageSujet: Re: Vincenza Di Oro...   Jeu 11 Aoû - 16:00

L'HISTOIRE EST ENFIN TERMINÉE !
JE M'ATTAQUE BIENTÔT AU CARACTÈRE !
C'EST PAS TROP TÔT ! XD

_________________







Merci Akez' ! C'est magnifique ! ♥️
Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://univers-aastra.bb-fr.com
 avatar
 
 ₰ Demi-Déesse
Messages : 219
--------------------------

--------------------------

Identité du personnage
Prénom du personnage: Vincenza
Métier: Sauver l'monde !
Caractéristiques et relations:
MessageSujet: Re: Vincenza Di Oro...   Ven 12 Aoû - 13:11

Et voilà ! Fiche terminée XD !!!!
Je me valide !!! XD

_________________







Merci Akez' ! C'est magnifique ! ♥️
Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://univers-aastra.bb-fr.com
 
 
Contenu sponsorisé

 
MessageSujet: Re: Vincenza Di Oro...   

Revenir en haut Aller en bas
 

Vincenza Di Oro...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Mondes d'Aastra :: Système Solaire d'Aastra :: Le Jugement des Dieux-