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 ~ Retrouvailles ~

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 ₰ Demi-Déesse
Messages : 219
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Identité du personnage
Prénom du personnage: Vincenza
Métier: Sauver l'monde !
Caractéristiques et relations:
MessageSujet: ~ Retrouvailles ~   Ven 11 Nov - 18:30


~ RETROUVAILLES ~
PV Nivéa & Akena












Il tomba à genoux, les poings serrés, du sang coulant de son nez et de sa bouche. Il tourna lentement son beau visage vers elle, la fixant de ses yeux dorés, une lueur de terreur pure dans le regard. Elle ne comprit pas tout de suite. La première chose qu'elle pensa, c'est qu'il devait avoir mal dormi car il avait les yeux exorbités. Avait-il aussi le front protubérant, comme le disait son amie Nivéa ? Elle gloussa, voulut vérifier, mais n'en eut pas le temps. L'homme s'abattit comme une masse, éclaboussant les alentours de son sang, sa longue crinière brune poisseuse s'étalant autour de lui.
Soudain, son esprit embrumé se fit plus lucide, et elle se rendit compte de la scène atroce qui se déroulait sous son nez. Elle cria, avança en pataugeant dans la marre de liquide métallique. Elle s'accroupit près du cadavre, se pinça le nez – une odeur putride s'en dégageait, et souleva la tête de l'inconnu pour la voir. Elle la lâcha brusquement. Non, non, non ! murmura t'elle. Ces yeux ambrés, ces longs cheveux bruns, ce visage d'ange... C'était Gabriel ! Elle s'effondra, les yeux écarquillés, trop stupéfaite pour pleurer. Que ?...
Alors la tête du jeune homme fit quelque chose de complètement dingue.
Elle éclata. Purement et simplement.
Le sang gicla partout autour, maculant le sol et les habits de tâches écarlates. C'était d'ailleurs une très belle explosion, très... Vive et... Rouge et... Bruyante. Mais ce n'était pas vraiment pour elle le moment de s’esbaudir devant ce massacre.
Vincenza hurla.
Ce hurlement classique, instinctif et inutile dans le pitoyable rôle de la demoiselle en détresse. Ce cri strident, qui perce les tympans, qui brise les vitres, qui fait s'effondrer les murs ( accessoirement sur des gens ), qui fissure les autoroutes, fait tomber les bâtiments, et qui retentit si loin que la caméra dé-zoome brusquement jusqu'à avoir la planète entière en visuel.
Puis, après quelques minutes d'exclamations et de sanglots, elle se rendit compte d'une chose. La substance rouge vermeil qui l'entourait ( oui, car elle se demandait si c'était vraiment du sang, vu que le flot n'avait pas l'air prêt à se tarir ) montait. Tout doucement, elle montait. Elle lui arrivait, alors qu'elle était accroupie, au dessus des pieds, si bien que ses genoux la touchaient presque. Horrifiée, elle resta à contempler sans rien faire le phénomène étrange, qui était d'ailleurs en train d'accélérer. Puis elle réfléchit. Il n'était plus temps de s'occuper de Gabriel, surtout qu'elle se doutait qu'elle était dans un rêve, à présent. Mais elle ne pouvait s'empêcher d'avoir peur.
Si le liquide montait, c'est qu'il était dans un espace fermé. Il y avait donc des murs. Elle était donc enfermée. Oui, ben ils étaient bien cachés, ces murs. Ou même carrément invisibles. Car quand elle regardait de chaque côté d'elle, elle ne voyait que le sol qui s'étendait à l'infini.
Soudain ses pieds quittèrent le sol, et elle s'éleva, portée par les flots. Elle nagea vers le gauche pendant un petit moment, et heurta effectivement un mur. Invisible. Elle leva la tête vers le ciel. Il n'y avait plus qu'a espérer qu'il n'y ait pas de plafond. En plus, c'était vraiment peu ragoûtant. Elle avait l'impression d'être traînée dans la boue. Elle baignait dans cette substance poisseuse...Le corps de Gabriel flottait à côté d'elle. C'était horrible à voir. Non, je ne décrirai pas. Il y a de jeunes personnes qui peuvent lire ce récit. Et je ne continuerai pas non-plus ces commentaires stupides qui ne servent à rien. Lol... Bref.
La tête de Vincenza heurta quelque chose. Cela fit «poc» et elle fit «aïe». Il y avait bien un plafond. Et merde, c'est tout ce qui lui venait à l'esprit. Tandis que son corps était plaqué contre la paroi invisible et que la panique commençait tout doucement à l'envahir, elle tapota cet étrange obstacle, cherchant désespérément une issue. Elle essaya même de le briser, mais bon, elle n'en avait pas la force. Pauvre petite. Si jeune... Oui, oui ! J'ai dit que j'arrêtais avec mes commentaires ! Bon ben voilà, que dire de plus ? Elle allait mourir.
Évidemment, elle vit sa vie défiler devant ses yeux. C'est pas chouette comme on se souvient bien de tout juste avant de mourir alors que ça ne sert strictement à rien ? Oui, pardon, j'arrête. Elle étouffait, se débattant inutilement, tapant de toutes ses forces contre ce qui l'empêchait d’accéder à la troposphère ( De quoi de quoi ? Révisez vos cours de physique-chimie ! ).

Et puis tout à coup, tout explosa, et elle fut propulsée... Euh... Assez loin pour employer ce mot. Elle eut l'impression que quelque chose se brisait, puis elle se retrouva allongée... Sur la glace. Trempée. Et entourée de sang. Elle était totalement gelée, elle n'arrivait pas à bouger. Elle entendit un bruit qu'elle reconnut aussitôt et qui n'existait pas sur Elbanaël... Le bruit de... Motos ?! Elle se leva légèrement, s'appuyant sur un coude. Deux hommes chaudement vêtus la regardaient comme si elle venait de ressusciter. Eh bien... C'est vrai que la scène était assez particulière. Surtout qu'elle était au milieu d'une flaque de sang...
« Où sommes-nous ? dit-elle faiblement.
- Euh... Au Groenland, pourquoi ? répondirent-ils.
- QUOI ?! glapit-elle. SUR TERRE ?! »
Transie de froid, Vincenza ne savait plus ce qu'elle faisait.
« GABRIEL !!!! OU EST GABRIEL ?! »
Elle se mit à tâtonner le sol comme si elle allait le trouver. Les deux motards se regardèrent.
« On ferait mieux de l'emmener au Centre, il faut la réchauffer et l'interroger.
- Il faut aussi l’assommer, parce que si elle continue à crier comme ça...
- Je crois que cette fille est complètement tarée. Elle se croit visiblement sur une autre planète.
- Et qu'est-ce qu'elle fait à moitié nue dans ce désert, entourée de sang ?
- Tu crois qu'elle s'est faite bouffer un membre par un ours polaire ? proposa l'un, les yeux écarquillés.
- Non, moi je dirais que c'est plutôt des piranhas.
- Ici ?
- Bah, pourquoi pas. Quand tu vois un truc pareil tu peux imaginer n'importe quoi.
- Non, moi je crois plutôt qu'elle vient d'avoir ses règles et qu'elle est devenue folle et qu'elle a pris le premier avion et...
- Georges ?
- Quoi ?
- Laisse tomber. »
Pendant que les deux hommes émettaient des hypothèses, Vincenza se traîna vers l'eau en soufflant comme un taureau. Elle bascula et tomba, juste avant d'entendre un cri :
« Pas par là !!! »

Trop tard. Elle se retrouva assise dans l'herbe. Hein ??? Oui, elle n'avait pas tout compris, mais au moins elle était contente, elle avait retrouvé ses esprits. Quoi que... Une femme vint la voir et l'aida à se lever. Elle était, disons... Un peu enveloppée. Et portait une robe terrienne dans le style du 18ème siècle, rembourrée au niveau des fesses, et qui abritait tout un squelette interne. Enfin le truc que Vincenza trouvait quelque peu hideux. Elle s'était maquillée de façon à donner l'impression que sa peau était encore plus pâle qu'elle ne l'était, c'était à la mode à l'époque. D'ailleurs elle prit un air dégouté devant son teint mâte :
« Dites-moi, demoiselle, ceci n'est point votre teint habituel, rassurez-moi ? »
Vincenza décida de jouer le rôle. Instinctivement, elle sentait que ce serait mieux pour elle de mentir. Elle rit.
« Bien sûr que non, voyons.
- Allons, comment vous nommez-vous ?
- Je suis la Duchesse Di Oro.
- Vous êtes donc italienne ?
- C'est cela.
- Et comment êtes-vous vêtue ? Venez avec moi, ces habits légers sont fort peu accommodants. »
Sans réfléchir, elle la suivit dans la grande pièce décorée. Mais quand on tenta de lui faire porter ces affreuses robes qui étouffent, elle refusa et redevint folle. Elle chassa tout le monde et découpa une jupe très courte dans le tissu, l'enfila et sortit comme une furie. Elle se précipita dans la salle de bal et monta sur scène, accompagnée par de nombreux commentaires et cris.
« C'est totalement indécent !
- Qu'est-ce que c'est que cette horreur ?!
- Faites la sortir tout de suite ! »
Un micro apparut comme par magie, tandis que les violonistes se transformaient en batteurs et en guitaristes. Elle se mit à chanter et à danser comme si sa vie en dépendait, sur Hot'n Cold de Katy Perry, et elle même était inconsciente de ce qu'elle faisait. C'est comme si son corps était contrôlé par quelque chose d'autre. Soudain, la salle de bal se transforma en boîte de nuit et le public se mit à draguer, danser, hurler et boire... Le concert dura un certain temps, au bout duquel elle descendit, en sueur, sous des applaudissements. Elle s'allongea sur un canapé rouge pour se reposer. La tête lui tournait, elle était épuisée. Un jeune homme apparut non-loin et se dirigea vers elle, un large sourire aux lèvres. Elle fronça les sourcils. Mais... Ces cheveux noirs, ces yeux bleus... Edems. C'était Edems. Mais que faisait-il là ? Cela devait faire deux ans qu'elle ne l'avait pas vu. Il n'avait pas changé. Il s'accroupit près d'elle.
« Edems ? essaya t'elle de prononcer, mais elle n'avait pas de voix.
- Katy, tu as été géniale ce soir ! Le public est comblé. Nous allons faire une bonne affaire ! »
Elle ouvrit de grands yeux, stupéfaite. Depuis quand est-ce qu'elle s’appelait Katy ? Et elle ne se souvenait même pas avoir chanté...
« Mais... souffla t'elle.
- Tu te rends compte ? Je crois que tu ne t'es jamais aussi bien débrouillée. Je te jure, ça va être en titre des journaux, Katy Perry, la meilleure chanteuse de tout les temps ! continua t'il, accentuant son discours de grands gestes.
- Mais... Mais... Je ne suis pas Katy Perry... Et toi... Edems, qu'est-ce qui se passe ? Je ne comprends rien. »
Il prit un air très inquiet en voyant qu'elle était réellement perdue.
« Katy, tu as bu ? Tu devrais te reposer. Tu n'as pas l'air d'aller très bien.
- Mais je... Mais Edems... Tu es devenu fou ? »
Il rit.
« Je crois que c'est plutôt toi qui a besoin de dormir. Et qui est cet Edems qui te tient tant à cœur ? »
Elle fronça les sourcils.
« Mais si tu n'es pas Edems... Qui es-tu ?
- Mais je suis ton agent, voyons ! »
C'en fut trop pour elle. Elle s'évanouit.

Vincenza se réveilla dans une chambre qu'elle n'avait jamais vue mais qui lui semblait familière. Elle se leva et regarda par la fenêtre. Il faisait encore nuit, mais elle reconnut aussitôt la ville où elle avait dormi une fois dans sa vie. Neck'Blouf, la capitale du Pays du Soleil. Elle ne savait pas ce qu'elle faisait là, une fois de plus, mais se sentait étrangement paisible. Aussi, elle se recoucha sans poser de question. Alors qu'elle allait s'endormir, une sensation bizarre lui fit ouvrir les yeux. Gabriel était là, assis sur le bord du lit. Son doux visage était éclairé par la lune et ses prunelles dorés resplendissaient. Vincenza eut l'impression d'être en présence d'un fantôme. Pendant un long moment, ils se regardèrent, sans rien dire. Elle finit par rompre le silence.
« Je t'ai vu. Tu es mort. »
Il ne répondit pas.
« Mais ce n'était qu'un rêve, pas vrai ? » ajouta t'elle, sentant les larmes lui monter aux yeux.
Il la contempla avec un regard si triste qu'elle éclata en sanglots. Alors il la prit dans ses bras, la berçant doucement, caressant sa chevelure d'ébène. Elle pleura pendant un certain temps, puis se calma un peu.
« Je... Je suis perdue. Je ne comprends rien. Je ne sais même pas ce que je fais. Mais tout ça n'est qu'un rêve, pas vrai ?
- Bien sûr... »
Elle leva vers lui un visage anxieux et trempé. Elle était redevenue une enfant. Une enfant qui venait de faire un affreux cauchemar.
« Tout ces gens... Tous ces gens qui prenaient l'apparence d'une personne que je connaissais et qui me prenaient pour une folle ou pour quelqu'un d'autre... Ils sont partis, n'est-ce pas ?
- Ils sont partis. »
Il essuya les larmes et l'embrassa sur le front.
« Et c'est fini... Ce rêve, c'est fini alors...
- C'est fini. Tout est fini. »
Elle soupira de soulagement et se blottit contre lui.
« Tu m'as tellement manqué... »
Il lui sourit tendrement.
« Dors, maintenant. Tu es fatiguée. »


Vincenza fut réveillée par les rayons du soleil qui passaient par la fenêtre. La première chose qu'elle vit, c'est une tête blonde souriante penchée sur elle. Encore endormie, elle la contempla quelques secondes sans vraiment y prêter un sens. Puis, elle sentit un picotement, qui s’amplifia petit à petit. Très vite, il se transforma en des chatouilles irrésistibles. Elle se tordit, éclata de rire, se retourna, cacha sa tête dans son oreiller et le mordit pour s'arrêter de rire.
« A... Arrête, Raphaël ! » s'écria t'elle en pleurant à moitié.
Un autre rire lui répondit, plus grave. Elle eut un instant de répit et s'allongea sur le dos en baillant. Il la regardait, avec comme toujours, son sourire moqueur, ironique.
« Eh bien, Madame s'est enfin décidée à se réveiller ? Tu sais qu'il est bientôt midi ? dit-il en se levant.
Mademoiselle ! » fit-elle, avec un air faussement vexé.
Puis elle retourna se cacher dans son oreiller. Elle n'avait pas envie de bouger, elle était bien, au chaud. Elle sentait qu'elle allait se rendormir... Quelque chose la secoua, ce qui lui arracha un petit gémissement.
« Allez, Vincenza. Lève-toi. Tu sais bien que mon père est accroc à ses horaires...
- Mrrrhmmrrrjmrmrrmjjjjj....
- Tu peux répéter ?
- Mrrrrrrrrrooouuuuh !
- Tu sais que tu peux émettre des sons très élégants, quand tu le veux ? »
Vincenza eut un petit sursaut amusé et s'enfonça dans les draps.
« Allez, il faut y aller. On doit prendre au moins un petit quelque chose, sinon Tamara ne sera pas contente. Tu la connais.
- Mrrronh.
- Bon, allez, lève-toi, parce que sinon ! »
Elle écarquilla les yeux et se raidit.
« Non ! » s'écria t'elle, mais on sentait le grand sourire qui étirait ses lèvres.
Trop tard. Elle se tordit de nouveau, se contorsionna, hurla de rire, donna des coups de pieds dans tous les sens. Finalement, elle sortit de sous la couette, hilare et haletante. Ses cheveux étaient hérissés, elle avait vraiment la tronche d'une folle furieuse.
« Tes parents sont bien chiants », dit-elle en s'étirant, sans sortir du lit.
Il haussa les épaules.
« On s'y fait. »
Raphaël avait été adopté tout petit par Doren et Tamara, le couple royal de l'Empire des Thalimars. Il savait juste que sa mère s'était appelée Pashmilla, et que son père était... On va pas faire dans la finesse. C'était le dieu Thalimar. Revenons à nos moutons. Vincenza laissa tomber ses bras.
« Je n'ai pas faim, et je n'ai aucune intention de sortir de cette chambre pour l'instant, annonça t'elle.
- Très bien, répondit-il en se dirigeant vers la porte. Alors je vais fermer la porte à clé comme me l'ont si gentiment demandé les femmes de ménage et pour sortir, tu attendras leur arrivée, c'est à dire dans quelques petites heures...
- Rah, c'est tu chantages, tu triches. C'est bon, t'as gagné. »
Elle se leva et enfila un soutient-gorge et une robe simple, toute blanche. Oui, car juste il y a quelques secondes, elle ne portait qu'une culotte. Je ne préciserai pas que Raphaël avait dormi dans le même lit qu'elle. Ah ben si, je viens de le préciser. Mais ! Je ne préciserai pas à quel point leur nuit avait été... Mouvementée. Bref, sans commentaire.
Ils sortirent en riant, enlacés et amoureux.

En fait, Vincenza s'était un peu trompée sur les envies de son estomac. Qui gargouilla. Elle se jeta littéralement sur la nourriture. En quelques secondes, elle vida son bol de lait d'amilban parfumé au bourre-choco et grignota ses tartines d'ymla tartinées de kaoline et de miel d'orbs. Tout cela à côté de Raphaël qui la regardait comme si elle avait une crotte sur le front. C'est vrai que d'habitude, elle mangeait plutôt lentement.
« Euh, Vincenza, tu vas bien ?
- Trrrrech bich... »
Elle avait la bouche pleine et le visage plein de krmel. Lorsqu'elle eut fini, elle ravala un rôt et s'appuya contre le dossier de la chaise.
« T'as du krmel, là. »
Il désignait une tache brune sur sa joue.
« Et là aussi, d'ailleurs. Tiens, y'a même de l'amilban sur ton nez. T'es vraiment fascinante. »
Elle se tourna vers lui, son regard vert pétillant d'amusement.
« Ah bon ? Tu ne comptais tout de même pas enfermer une créature si fascinante avec les femmes de ménage, si ? »
Il se pencha vers elle et l'embrassa :
« Tu n'es pas la seule à te poser des questions... »
Il se leva et sortit de la pièce. Sans doute était-il allé à son entraînement quotidien. Il disait que même s'il maîtrisait l'épée, il ne devait pas se rouiller. Vincenza contempla ses doigts gras et pleins de kaoline, et fut prise d'une violente envie de propreté. Elle s'attacha les cheveux et alla se doucher.

Une heure plus tard, elle sortit dans la cour du palais. Finalement, elle avait décidé de se laver les cheveux aussi, et ils étaient encore humides et plaqués contre sa nuque. Raphaël vint à sa rencontre, suivi de Doren qui avait visiblement envie de parler à son fils et qui lui courait derrière. Le jeune homme brandit fièrement un papier et lui dit :
« Hey ! Regarde ce que j'ai trouvé dans le journal !
- Montre ! » s'écria t'elle en souriant gaiement.
Elle voulut attraper le papier mais il l'en empêcha et lut à voix haute, tout content :
« Un tournoi d'épées sera organisé à Ate'Chourré le 29ème jour de Miriani. Le règl...
- Et mon fils y participera, n'est-ce pas ? le coupa Doren.
- Euh... Oui, bien sûr, mais le problème c'est qu'il y a le tournoi d'échec le même jour et j'aimerais y participer aussi, répondit Raphaël, un peu gêné.
- Eh bien, cela n'a pas d'importance. Nous demanderons au maire de retarder l'un des deux. »
Vincenza réussit à saisir le papier et poussa un cri de joie. Les deux hommes se tournèrent vers elle, surpris.
« Nivéa ! C'est Nivéa !
- Nivéa ? Qui c'est, ça ? C'est pas une marque de crème sur la planète Terre ? »
Doren ouvrit de grands yeux. Son fils le surprenait toujours par sa grande connaissance des autres planètes. Elle se mit à rire.
« En effet. Mais c'est aussi l'ambassadrice de Gloubiboulgie, qui vient faire une petite visite à Elbanaël, et accessoirement une de mes deux meilleures amies... »
Doren eut une illumination.
« Aaaaaaaaah oooouuuuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, elle...
- J'aimerais me rendre aux îles inter-dimensionelles pour la voir. C'est possible ?
- Bien sûr, mais vous serez accompagnée, bien entendu.
- J'aimerais y aller seule.
- Mais une jeune fille de votre grade ne peut pas se permettre de se promener seule dans les rues ! On pourrait tenter de vous assassiner... »
La magie de Vincenza surgit soudain dans ses mains, feu d'un vert éclatant.
« Je sais me défendre, précisa t'elle.
- Je confirme, approuva Raphaël. Mais tu ne vas pas me laisser tout seul ici... Avec mon père ? »
Le roi lui lança un regard en coin, agacé.
« Oh que si, mon cher Raphaël, répondit-elle. Débrouille-toi. Je n'ai pas envie de revoir mon amie avec un imbécile en plein milieu qui fera sans arrêt des commentaires.
- Un imbécile ? » répéta t'il, avant de faire la moue.
Elle lui sourit.
« Parfaitement !
- Bref. Vous n'irez nulle part sans être escortée.
- Ah oui ? C'est ce qu'on va voir. »
Elle partit en courant. Au passage, elle siffla Shenrad, son orakyn, qui surgit d'un bâtiment en bois où il dormait avec l'orakyn de Raphaël. Il se posa près d'elle, et d'un bond, elle l'enfourcha.
« Allons y. »
Ils s'envolèrent, prirent de la hauteur, dépassant le palais, puis le port circulaire si caractéristique de la capitale. Elle caressa amicalement le doux plumage de son compagnon pour le remercier. Soudain, le regard de l'animal se posa sur un point. Sa vue aiguisée avait tout de suite repéré celui qui les suivait.
- J'ai Raphaël et Ysann en visuel, lui signala t'il par la pensée.
Oh non... soupira t'elle.
Ils étaient déjà en mer, survolant les vagues d'un bleu profond. Leurs poursuivants se rapprochaient à vue d’œil. C'étaient, comme l'avait prédit Shenrad, Raphaël, juché sur son orakyn Ysann. Je le haie, je le haie...se dit-elle, à la fois énervée et amusée. Puis, s'adressant à son orakyn :
- Shenrad, peux-tu mettre le turbo s'il te plaît ?
Il eut un sourire plein de dents.
- Avec plaisir.
Ses immenses ailes dorées claquèrent dans le vent et ils se propulsa à plus de 200 km/h. Il y eut simultanément deux cris. Le premier, de joie, celui de Vincenza qui appréciait la vitesse.
« Wouaaaaaaaaaooooouuuuuuuuuhhh !!! »
Le deuxième, d'indignation, celui de Raphaël.
« Hééééééééééééééééééééééééé !!! Attends ! »
Puis, il plissa les yeux et grommela :
« Décidément, cette fille passe son temps à s'arranger pour que je lui coure après... »
Le rire d'Ysann retentit dans son esprit.
- Ce n'est pas pour rien que tu l'apprécie...
- Tais-toi et accélère, marmonna Raphaël, agacé.
- Attention, mon vieux,ne me parle plus sur ce ton ou je t'envoie par dessus bord.
- Je te parle comme je veux !
- Très bien.

Le rapace fit une pirouette et son cavalier fut éjecté de sa selle. Le jeune homme tomba à l'eau, sans proférer le moindre son, confiant, un air tranquille sur le visage. Il fut rattrapé juste à temps par sa monture et se replaça correctement sur son dos.
- Ravi de voir que tu as toujours du caractère, Ysann.
Ils se regardèrent. Et éclatèrent de rire. L'oiseau accéléra et arriva à la hauteur de Shenrad, qui avait ralenti. Il salua son ami d'un signe de tête.
« Bon, Raphaël, sérieusement, laisse-moi tranquille, s'exclama Vincenza. Tu vas pas me suivre partout comme un petit toutou ?
- Un gros chien !
- Un vilain chien !
- Un irrésistible chien !
- Un méchant chien !
- Un mystérieux chien !
- Un trop collant chien !
- Un affectueux chien.
- Un chiant chien, à la longue.
- Trop fort, j'adore ce jeu de mots. »
Il prit un air débile. Elle soupira :
« Deux mots : lâche-moi.
- Je peux pas. Mon père m'a envoyé pour t'escorter, comme d'habitude... »
Elle prit un air vexé. Il ajouta :
« Mais je peux lui désobéir, comme d'habitude... »
Son visage s'illumina. Elle lui sauta au coup, il l'embrassa. Puis elle piqua un sprint avec son orakyn. Raphaël frotta affectueusement le cou d'Ysann.
- Alors, qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Une petite dégustation aux champs d'Elemick, ça te dit ?
- J'suis pas contre...

Il repartirent vers la capitale en riant.

Shenrad se posa sur la côte Ruska. Sauf que Vincenza avait oublié une chose. Il y faisait froid, très froid. Elle frissonna et posa pied à terre.
- Tu veux m'accompagner à la Porte Gloubi ? demanda t'elle à son compagnon.
- Oui, mais par un temps pareil je ne préfère pas voler, si ça ne te dérange pas.
- Bien sur que non. Nous allons passer par le pont. Mais avant, j'aimerais aller m'acheter quelques fourrures. Je crève de froid.

Le port grouillait d'activité, malgré la température. Des hommes s'activaient un peu partout pour charger des bateaux en bois de taille moyenne. Le sol était couvert d'une fine pellicule de neige. Les maisons étaient modestes et la plupart du temps faites aussi de bois, avec de nombreux encorbellements. Cette architecture lui rappela celle d'Ariagal, sauf que là-bas, il faisait beaucoup plus chaud... Elle se promena dans les rues dont elle ne voyait pas le sol. Tout était blanc. Certains endroits fréquentés étaient pavés, mais dans la plupart d'entre eux, les chemins étaient juste faits de terre. Au bout d'un moment, elle trouva quelques magasins. Il y en avait peu, ce n'était qu'un petit village. Elle entra dans un magasin nommé A la belle fourrure ! et fit ses courses. Il y avait là de beaux spécimens de poils de Serpanaches, reconnaissables à leurs reflets roux, et de Caniffs. Elle trouva aussi du cuir de Venyr mais il était excessivement cher car l'animal n'était pas commun dans la région. Elle acheta une écharpe de Serpanache et contempla un instant une étrange fourrure blanche comme neige.
« Qu'est-ce que c'est ? demanda t'elle, curieuse.
- Ah ça ! lui répondit le vendeur. Magnifique toison d'moumout, qualité exceptionnelle, tout droit importée d'Khell'Anta. Le tout pour neuf eliaz ! La bonne affaire, pour sûr ! V's êtes preneuse ? »
Elle fit la moue, mais accepta. Cela lui semblait un peu cher et quand à la qualité, rien ne lui disait que le marchand n'exagérait pas un peu. Elle l'enfila et se sentit mieux une fois dehors. Les deux pelages tenaient chaud. Elle mit une dizaine de minutes à retrouver Shenrad.
- En route, lui annonça t'elle.

L'Île Gloubi est traversée en son centre par un énorme fleuve tellement large qu'il serait comparable à un lac. Ce fleuve est situé dans une sorte de canyon géant entièrement fait de glace. En effet, sur l'île Gloubi, c'est toujours l'hiver, personne ne sait pourquoi. Mais ce fleuve est tellement agité et puissant qu'il ne gèle jamais. Il est impossible de naviguer dessus. Ce qui fait qu'il n'y aucun moyen de rejoindre l'autre côté de l'île. C'est pourquoi un pont gigantesque a été bâti. Ou plutôt créé. Grâce à la magie, de l'eau a été projetée au dessus du fleuve de façon à adopter la forme d'un pont. Puis, on a fait geler l'eau en plein vol. Ce qui n'était pas bien difficile, vu les conditions climatiques. Et comme le dit le proverbe, sur l'Île Gloubi, tout ce qui a gelé ne fondra jamais. Donc le pont est solide et tiendra pour toujours, à moins que la météo change ou que la planète explose... Enfin bref. Et en plus, c'était bien plus rapide de faire ça que de demander à des ouvriers une telle construction. Quoique dans tous les cas, on pouvait aussi utiliser la magie. Oh et puis zut, de toute façon c'est plus joli un pont en glace.
Le paysage était magnifique. Ces falaises immenses et escarpées, toutes blanches, de chaque côté, ce pont transparent, légèrement courbe, qui semblait fait de cristal et qui brillait de mille feux, ces eaux sombres et agitées juste en dessus, ces flocons tombant doucement du ciel... C'était un endroit fascinant. La vie grouillait sur le pont et les gens qui passaient et repassaient, pressés, ne prêtaient pas attention à ce qui les entourait. Ils y étaient tellement habitués... Pas Vincenza. Elle s'était arrêtée en plein milieu avec son orakyn, contemplant le ciel, les montagnes, la neige, regardant sous ses pieds le tumulte du fleuve, s'émerveillant de la pureté de la glace composant le pont.
Elle mit un peu moins d'une heure à le traverser. A la sortie, elle tomba nez à nez avec un autre petit village, presque identique.
- Tu sais où se trouve la porte ? demanda t'elle à Shenrad, un peu perdue.
Il désigna un château pris dans la glace, à quelques kilomètres de la côte. Il marchèrent encore un moment avant de l'atteindre. De nombreuses personnes circulaient. Certaines allaient en Gloubiboulgie, d'autres venaient sur Elbanaël. Les douves étaient glacées, le château était presque bleu et le pont-levis était baissé. Elle entra et se dirigea vers la salle de transfert. Elle s'arrêta devant la porte où le Passeur faisait son contrôle habituel. C'était quelqu'un de très particulier. Le vrai Passeur ne sortait pas de son antre, sur l'Île de la Terre. Il projetait des doubles de lui même sur toute les îles pour faire son métier : contrôler les transferts entre les planètes et vérifier l'identité des individus. Pour cela, il avait l'étrange pouvoir des brumes, et il était le seul. Ce pouvoir était très puissant, mais personne ne savait d'où il le tirait. Ce qu'un de ses doubles savait, tous les autres le savaient aussi. Il ne montrait jamais son visage et le cachait, ainsi que son corps, dans une armure aux couleurs sinistres. Ayant vécu au Refuge pendant un certain temps, le Passeur était une vieille connaissance pour elle. Elle avait appris à l'apprécier. Ce fut au tour de Vincenza de se faire contrôler.
« Tiens, tiens, Vincenza Di Oro, comme on se retrouve », lui dit-il de sa voix rauque.
Elle lui sourit, mais écarquilla les yeux quand il lui fit une jolie révérence.
« Que faites-vous ? s'étonna t'elle.
- Je m'incline. C'est que vous êtes la Princesse des Thalimars, à présent.
- Oh, ne m'en parlez pas, soupira t'elle. Il est insupportable. »
Ils rirent tous les deux.
« Je connais bien Raphaël. Ne vous inquiétez pas, quand il dit qu'il aime, il aime vraiment. Et entre nous, vous êtes peut-être la seule à qui il a dit je t'aime... »
Vincenza se sentit flattée.
« Quel honneur, plaisanta t'elle. Être la favorite du prince qui a couché avec toute la planète.
- Coucher ne veut pas dire aimer. Et de plus, il ne touche plus aux autres filles depuis qu'il vous a rencontrée.
- Je sais... », dit-elle, un sourire satisfait aux lèvres.
… Je l'ai maté. Elle se retint de dire ce qu'elle pensait, ce n'était tout de même pas très correct. Déjà qu'elle discutait des ébats de Raphaël en plein milieu de la fille d'attente avec tous les gens qui attendaient derrière... Elle entendit Shenrad qui pouffait dans un coin de sa tête.
« Pourtant, il m'a dit que parfois ça avait vraiment été tentant, ajouta le Passeur.
- Jeena, grommela Vincenza entre ses dents.
- Bref. Pourquoi souhaitez-vous vous rendre en Gloubiboulgie ?
- Euh... Mais je ne souhaite pas m'y rendre ! J'attends une amie. Savez-vous quand l'ambassadrice de Gloubibougie va arriver ?
- Hum... Je dirais dans une ou deux heures. » Puis, voyant le monde qu'il y avait derrière, il ajouta : « Passez donc. »
Elle entra et s'assit dans une salle peu éclairée où elle attendit pendant un long moment. Pour s'occuper, elle discuta avec Shenrad et observa la pièce en long, en large et en travers. Il n'y avait rien à faire. Pas de livre, rien. Elle se dit qu'elle ferait mieux de s'endormir mais le bruit des gens qui passaient à travers les portes inter-dimensionnelles l'en empêchaient. Elle se dit qu'elle aurait mieux fait d'attendre dehors. C'était un peu tard. Au bout de trois heures, elle perdit son calme. Mais que faisait Nivéa ? Elle se leva et se mit à marcher en tournant en rond. Un quart d'heure passa encore comme ça où elle attendit, les nerfs à vif.
Puis, soudain, l'étrange surface miroitante d'une des portes inter-dimensionnelles ondula et une silhouette familière apparut. C'était une personne plutôt petite, mais fine et gracieuse. De longs cheveux d'un joli bleu clair, presque argenté, un visage enfantin, une peau pâle, une robe simple et légère, de grands yeux d'un bleu vif qui contrastaient avec le teint blafard général. C'était encore une enfant, bien plus en fait dans son esprit qu'en apparence. Elle avait treize ans. C'était Nivéa.
Vincenza sentit tout son agacement s'évanouir lorsqu'elle la vit. Elle se précipita vers son amie – bien plus jeune qu'elle.
« Nivéa ! » s'écria t'elle, pleine de joie.
Puis elle se reprit, et pour se donner une contenance, elle ajouta :
« Tu es encore en retard ! Tu m'as fait attendre des heures ! »
Elle la serra dans ses bras, s'écarta et la regarda. Ne sachant quoi dire exactement, elle décida de commencer par l'inévitable question :
« Alors, comment ça va en Gloubiboulgie ? »


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MessageSujet: Re: ~ Retrouvailles ~   Jeu 29 Déc - 17:26

Voilà les filles, j'ai enfin fini ce ******************************************************************************************************** de RP.
A vous ! Enfin, à Nivéa, plus précisément. Mais euh... En fait j'ai fait la fin comme ça parce qu'au départ j'avais pas prévu qu'Akena y participe, donc faudra vite trouver une perche pour faire apparaître Akena.
Voilà, à ton tour Nivéa !

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MessageSujet: Re: ~ Retrouvailles ~   Mar 13 Mar - 17:31

Nivéa dormait. Enfin non, plus maintenant. Corn'Flakes venait apparemment de se réveiller et chantait à tue-tête en courant dans les couloirs. Le jeune prince faisait ça à chaque fois qu'il se réveillait, et ça commençait à devenir assez fatiguant pour tout les autres habitants du palais. Enfin bon, on s'y habitue. Et comme disait tout le temps Nivéa "C'est pas grave...". En plus elle a raison quand elle dit ça. Ensuite....Nivéa se leva, sortit de sa chambre, donna une claque à Corn'Flakes et se rendit aux cuisines. Nivéa aimait bien cet endroit, même si il y avait du bruit, ça sentait toujours bon, et surtout il y avait à manger. La jeune fille pris un bol de flouc avec du galium et sortit. Dans le palais, tout était toujours calme, propre, silencieux. Mais à l'extérieur, c'était tout le contraire. Des gens criaient pour vendre leurs trucs, des tapis volants volaient un peu partout et il y avait plein de cacas partout par terre, malgré la nouvelle loi qui obligeait les gens qui vivaient à la rue à porter des tropos. Grâce à Noulia, Nivéa pouvait voler au dessus de tout ça, et admirait le lever de soleil pendant que les gens en dessous marchaient dans des cacas en râlant. Nivéa commençait un peu à s'endormir, alors elle secoua la tête et rentra au palais. Une fois arrivée, elle alla dans sa chambre et lus un livre. Nivéa s'ennuyait. Ça faisait déjà plusieurs jours que le roi ne lui avait pas confié de mission. Et quand Nivéa n'a rien à faire, ça lui donne envie de dormir. Et pour ne pas dormir, elle lit. Lire c'est génial, ça fait comme si on faisait quelque chose, mais sans se fatiguer . Quelques heures plus tard, la jeune fille avait déjà fini son livre et venait d'en commencer un autre, quand un serviteur frappa à sa porte. Elle lui dit d'ouvrir, sauf que la porte était fermée à clef. En fait, la porte était toujours fermée à clef, car Nivéa avait perdu la clef depuis des années. Alors elle sortit par la fenêtre comme elle avait l'habitude de faire et rerentra dans le palais par un trou qu'elle avait elle-même fait dans un mur. Le serviteur qui voulait lui parler attendait toujours bêtement devant la porte. Il était gros et barbu et il avait son ventre qui pendait par dessus son pantalon. Nivéa aimait bien se moquer des adultes, alors elle lui lança :
«-Hé ! Espèce de gros tispouc ! Qu'est-ce que tu me veux ?
Le gros serviteur avait l'habitude qu'on lui parle comme ça, alors il fit pas attention. Il dit simplement :
«Le roi veut vous parler..
Et voilà...
Après... Donc Nivéa alla voir le roi tout ça.... Donc déjà elle devait aller à la salle du trône puisque c'était l'heure où le roi était vautré sur son trône et écoutait des gens se plaindre. La salle était grande, mais pas beaucoup. On pourrait dire qu'elle faisait une centaine de mètres carrés, même pas la moitié de la chambre du roi. Par contre, le plafond était très haut, vraiment beaucoup, et il était doré et blanc. Les murs étaient blancs, et les poutres qui soutenaient le plafond étaient dorées. C'est trop génial... Le parterre était blanc et luisant, on pouvait voir son reflet dedans tellement il était propre. Il y avait un tapis bleu très sale qui traversait la salle dans la longueur et où les gens qui venaient se plaindre marchaient. Nivéa vola jusqu'au trône où était vautré le roi et lui demanda ce qu'il lui voulait. Il était
habillé dans un énorme costume bleu et doré qui le rendait encore plus gros que ce qu'il était vraiment, et il avait un chapeau gigantesque avec des petites franges qui pendouillaient mollement autour. Le roi voulait que Nivéa aille sur Elbanaël pour avoir des nouvelles de ce qui se passe là bas. Donc Nivéa accepta, surtout qu'elle était obligée. Et puis elle allait enfin pouvoir partir et faire des trucs.
Donc Nivéa alla sur l'ile de Shipoooks pour se téléporter sur Elbanaël. Elle savait où elle était, parce qu'elle le savait. En fait, elle pouvait se téléporter toute seule, de là où elle était, mais elle avait pas le droit, et personne ne savait pourquoi.... Une fois arrivée, elle demanda à une personne responsable du service de téléportation de lui donner une chaussette magique pour se téléporter sur Elbanaël. La chaussette qu'il lui donna était très moche. Rouge, trouée, avec un dinosaure gris dessiné dessus. La jeune fille l'a nettoya d'un coup de magie et l'enfila sur le pied gauche (son préféré), et alla se placer dans un cercle dessiné sur le sol. La personne appuya sur un bouton parterre et Nivéa partit. Là, elle était dans l'espace. En fait, elle se téléportait pas, elle faisait un juste un voyage en accéléré. Et sa chaussette magique avait fait une sorte de bulle de protection autour d'elle et elle pouvait respirer normalement. Elle était bien tranquille dans sa bulle et observait Otawa en train de tourner autour du Soleil Pizza. C'était vraiment très joli. Le voyage aurai pu être agréable, si sa peau n'avait
pas vibré autant. En fait, sa peau ne vibrait pas, elle gigotait dans tout les sens, et ça donnait vraiment une sensation bizarre.....
Puis elle arriva enfin sur Elbanaël , dans les Îles Inter-dimensionnelles. Dès qu'elle s'écarta de la porte, une folle lui sauta à moitié dessus.
«Nivéa ! » s'écriait t-elle, pleine de joie.
Alors Nivéa la reconnut, c'était Vincenza !, mais lui répondit rien, encore toute bizarre après son voyage dans l'espace.
Vincenza ajouta :
« Tu es encore en retard ! Tu m'as fait attendre des heures ! »
Elle la serra dans ses bras, s'écarta et la regarda. Ne sachant quoi dire exactement, elle décida de commencer par l'inévitable question :
« Alors, comment ça va en Gloubiboulgie ? »
«Oh, tout va bien, Glubsine nous a encore déclaré la guerre, les bougalayas tuent des dizaines de personnes par jour, des gens se sont fait capturer par des phalos et mon père adoptif ne s'est toujours pas décidé à nettoyer la ville... Sinon, rien de spécial.... »





Voilà !!!











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♥️ Dans un bassin, ♥️
Rempli de sang,
Flottaient, innocents,
Quelques morceaux de corps humain.

Et puis sous cette cuvette,
Étaient tombés,
Des petits fragments de tête.






Nivéa ♫ Fondatrice de la Gloubiboulgie ♫
Louise ♫ Ourse-lapine complètement tarée et débile, au pelage rose et aux yeux bleus, héroïne de "And Again" avec Xavière et Mozilla♫





Dernière édition par Nivéa le Jeu 22 Mar - 17:46, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: ~ Retrouvailles ~   Ven 26 Oct - 11:55


« Retrouvailles »



« Et ainsi le codex Interdit fut scellé, et caché dans un endroit où nul ne le retrouverai. »

Al'Nia, sous un ciel étoilé. La ville resplendissait des couleurs de la nuit, elle avait enfilé son manteau de noir, de violet et de bleu et se donnait en spectacle, afin de séduire tout un chacun. C'était la plus grande merveille que les dieux offrirent aux humains. Si la capitale de l'empire était sublime sous le soleil, il n'y avait pas de mots pour la décrire lorsqu'elle était baignée des rayons argentés de la lune. Les tours de cristal s'élevaient si haut dans le ciel, qu'elles semblaient narguer les étoiles. Tout n'était que paix et harmonie. Les bâtiments étaient tous d'un bleu pur et profond, avec quelques reflets d'argent. Même les pierres les plus précieuses et colorées se fondaient dans ce bleu intense, et tout ne faisait qu'un. C'était un rêve. La Grande Cascade était cristalline et semblait luire doucement, comme si elle était faite de diamants scintillants. Le lac renvoyait la lumière bleuté de la lune, en un arc en ciel de bleu. Tout n'était que nuit. Le firmament était d'un sublime rare, tout de noir et de violacé, et il était parsemé de petits points lumineux et lointains appelés étoiles. L'air était doux, presque chaud, et une petite brise légère agitait les arbres de cristaux du grand parc, provoquant quelques collisions entre les différentes pierres précieuses qui constituaient ces plantes, qui sonnaient comme des notes de musiques qui s'envolaient vers le ciel, pour atteindre les étoiles.

Akeza et sa dragonne fendirent le ciel à toute vitesse, tandis que le rire de la princesse résonnait dans la nuit silencieuse et calme. La jeune fille et son compagnon d'âme ne faisaient qu'un, et les pensées de l'une se traduisaient dans les mouvements de l'autre. Elles étaient en parfaite harmonie, comme si rien ne les séparerait jamais, ce qui était sans doute le cas. Et elles s'envolaient, toujours plus haut, ensemble. Akeza eu un petit sourire. Tout ce qu'elle voyait sous ses yeux, toute cette planète lui appartenait. N'était-ce pas assez ? Pourtant, la jeune princesse, en voulait toujours plus. Peu lui importait les royaumes et les richesses, ce qu'elle désirait vraiment c'était le pouvoir, la puissance magique. Et elle savait, comment parvenir à ses fins. Car la jeune fille avait beau être l'une des plus puissante de sa planète, elle avait toujours la crainte d'être dépassée par quelqu'un d'autre, ce qu'elle ne supporterait pas. Elle allait devenir la puissance brute, même si cela impliquait la magie noire. Elle ne laisserait rien se mettre en travers d'elle et de son pouvoir, et pour parvenir à ses fins, elle n'hésiterait pas à tuer ... ou à faire appel à la guilde des Assassins, car contrairement à Shanaée, tuer ne l’excitait pas tellement, et elle n'était pas une grande adoratrice du sang, de la mort tout ça ... très peu pour elle. La jeune princesse préférait de loin tout faire exploser avec sa magie, c'était beaucoup plus amusant.

-Tu n'es pas obligée, tu sais. Nous sommes heureuses, ensemble tu ne trouves pas ? Pourquoi veux-tu absolument ce pouvoir sombre, alors que tu es comblée ? Regardes autour de toi. Tu as beaucoup plus à perdre qu'à gagner. chuchota doucement la dragonne.

Akeza eu un petit sourire triste, lorsqu'elle comprit ce à quoi elle allait devoir renoncer. Et pour la première fois, elle hésita.

-Nous sommes déjà la puissance brute. renchérit son amie.

-Je ... je ne sais pas. Écoutes, laisse moi le temps de réfléchir. Pour l'instant profitons, nous verrons cela en temps voulu.

-Je ne veux pas qu'il t'arrive de peine Akeza. Je t'aime.

-Moi aussi je t'aime.


La princesse et sa dragonne effectuèrent une dernière virée dans les étoiles avant de se diriger vers le splendide palais, qu'Akeza aimait tant. Encore une fois, c'était un changement pour qu'elle, car l'ancienne jeune fille qu'elle était le détestait, le trouvant trop chargé, trop ostentatoire, elle qui était si discrète et réservée. Désormais la jeune princesse aimait se donner en spectacle, et renvoyer une image positive d'elle, l'image d'une future impératrice jeune, belle et intelligente, qui savait régner sur sa planète. Évidemment, elle partageait le pouvoir avec les différents rois et reines des royaumes de Khell' Anta. Le palais était la demeure de son père, Elendil et de sa tante, l'impératrice Titalia. Akeza la connaissait très mal, et n'avait jamais eu l'occasion de vraiment lui parler, mais elle se promit de ne jamais le faire. Elle devait couper les ponts avec ceux qu'elle aimait, pour qu'ils ne soient pas déçus. Pas déçus par son brusque changement de camp. Car elle s'était mis en quête de réaliser un projet fou et totalement dangereux. Et illégal.
Elle voulait retrouver le Codex Interdit, et voler le pouvoir des dieux.


La jeune fille planta ses prunelles glacées dans celles de l'homme, et d'un geste de main le congédia. L'ambassadeur ne se fit pas prier, et il quitta la salle d'un air pressé, il s'enfuit presque en courant. Akeza ricana, elle en avait maté de plus coriaces, et celui-ci n'était qu'un avant goût de ce qui l'attendait. La princesse soupira, en songeant que bientôt elle devrait faire face à son père, et expliquer pourquoi tout son argent de poche avait mystérieusement été dépensé. Elle se voyait mal lui annoncer qu'elle avait un contrat avec les darkholes afin de retrouver le codex interdit. C'était tout simplement ... suicidaire. Sa dragonne avait été légèrement miniaturisé, mais Akeza avait insisté pour plutôt agrandir le palais, afin de conserver la taille originale de son compagnon d'âme, dans le but de paraître encore plus impressionnante et dangereuse. La jeune princesse se leva, et se dirigea vers la suite d'Elendil. Lorsqu'elle entra, elle vit qu'il l'attendait. Il s'autorisa un petit sourire engageant, qu'elle s'empressa de lui rendre. L'empereur eu un soupire, en songeant que sa fille changeait bien trop vite à son goût, depuis qu'elle avait été nommée officiellement héritière de l'empire.







UC



_________________
------------------
Souffrance déchirante et échos lancinants
Océan de noirceur et de solitude
Incapacité de se relever pour aller de l'avant
Inquiétude

Ce qui ne peut sortir des lèvres
Agonise dans le cœur
Douleur

.•° Akeza °•.

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